Artistes du mois de NOVEMBRE : LES MONDES EN PAPIERS

           Je ne peux être dans une pratique unique. Je dois pouvoir choisir à ma guise la technique, le thème, les matières premières, la méthode et le temps que j’y accorde. Pour cela, j’explore principalement deux champs artistiques.

La photographie, spontanée, brute, sauvage, au hasard du quotidien où je me préoccupe peu du thème, du lieu, de l’orientation … Où l’essentiel est de retenir un cadre sur des objets, des vues, futiles ou inutiles, à priori insignifiants. Les rendre alors uniques et inédits, évidemment reconnaissables ou curieusement confus en évitant les corrections numériques.

Parallèlement, j’ai une production plastique passant cette fois par un processus long et méticuleux en atelier. J’oppose des matières dans un cirque de couleurs tapageuses. Je déguise des bouts de bois, des racines, de l’os, des crânes, des insectes, des crapauds … et propose de regarder autrement ces restes.

L’une est mon recto, l’autre est mon verso.

Deux pratiques donc à priori opposées et qui pourtant recèlent de nombreuses similitudes.

On y retrouve les couleurs, les matières et les textures, les courbes et les lignes d’une banalité métamorphosée, inattendue ou évidente, empreinte d’une certaine ironie.

Agnès PASZEK / Septembre 2017